je vous invite à envoyer cette lettre au president bouteflika pour
l'abolition des lois en vigueur contre l'homosexualité a cette adresse i mail:president@el-mouradia.dz
le changement viendra de nous meme et pas des autres.
Monsieur le Président,
Je suis très préoccupé(e) par le faite que l'homosexualité reste toujours un
délit passible de peines de prison pour attentats à la pudeur. Cet état de
fait arrête des personnes bien et les maintient en détention et fait d'eux
des criminels alors qu'ils ne le sont en aucun cas.
Les détenus sont exposés à tous les dangers dans des prisons surpeuplées et
sont sujets à des agressions par le personnel des pénitenciers et les autres
détenues. L'intégrité physique et morales dépend du bien vouloir du
personnel et des détenues, et des informations persistantes font état
d'actes de violence et de mauvais traitements.
Ces pratiques violent le droit international. Je vous demande d'user de vos
prérogatives de chef de l'État pour mettre en place des l'abolition de cette
loi, conformément aux obligations de l'Algérie au regard du droit
international. Je vous rappelle que depuis des années l'homosexualité n'est
plus déclarée comme maladie par l'OMS.
Je vous exhorte à prendre, en votre qualité de chef de l'État les mesures
nécessaires pour que cette loi ne puissent plus arrêter ou placer en
détention des gens bien intégrés dans la société algérienne du simple fait de leur
homosexualité, en raison de la persistance d'allégations de maltraitances
commises par le personnel des pénitenciers et autres détenus.
Toute allégation concernant des maltraitance et d'autres traitements cruels,
inhumains ou dégradants doit rapidement faire l'objet d'une enquête
approfondie, indépendante et impartiale, en attendant l'abolition de cette
loi. Je vous demande donc d'abroger les dispositions législatives adoptées
en février 2006 qui mettent les forces de sécurité à l'abri de toute enquête
ou poursuite en Algérie, ces dispositions étant contraires aux obligations
internationales de votre pays.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma très haute
considération.