Un réveillon chez la madone

Nous sommes le 31 décembre 2007 il est 19 h, notre hautesse et sur le seuil de la porte de sa villa pieds dans la mer. En tout une trentaine d'invités tous LGBT ; tous très tendance, du mec pur et dur au travesti très féminine. Nous avions un panel de créatures toutes aussi ravissantes les unes que les autres. Entre celle qui ne portait qu'un body assorti à un Sting porte jarretelles et cavalières et la madone en mini jupe écossaise et gilet en cuir noir la soirée s'annonçait très chaude ; sans oublier bien sûr la danseuse orientale en titre de la soirée avec sa tenue de dance et sa perruque qui la rendait plus femme que femme.
Au buffet il y avait des hors d'½uvres, du poulet rôti, des gâteaux comme dessert et différentes variétés de vins.
La madone en hautesse veillant au bien être des ses invités, avait pour chacun et chacune, un jette, un sourire, un regard complice. En plus du fait qu'elle soit sexy en écolière écossaise sa gentillesse et sa prévenance ont fait d'elle le far de la soirée. Convoitée par les messieurs, enviée par les demoiselles, elle évoluait parmi l'assistance heureuse épanouie et naturellement féminine. On aurait juré que c'est une femme biologique.
La soirée avançait sur les rythmes du rai gay tel que les chanteurs ABDOU, Cheb RAFIK Cheb BOUARFA, SAMIRA le canari qui est entre autre gay flriendly ; en passant par la techno et la musique de DJ tel que David vendetta.
Des couples il y en avait mais d'autres se sont formé, des naufragés de la vie qui se retrouvent sur un ilot de liberté le temps d'une soirée. Mais le plus touchant c'est que parmi c'est néo couples certains donne l'air de tenir la route, comme quoi le miracle de l'amour existe bel et bien et que l'amour n'a ni sexe ni tendance.
Le passage au nouvel an s'est déroulé dans l'euphorie totale noyé dans le champagne ; embrassades et accolades. L'insouciance d'un moment avant de replonger dans une vie le plus souvent compliquée comme peut l'être la vie d'un LGBT algérien entre culpabilité pression et rejet social .
La musique a retenti jusqu'au petit matin. Epuisés les invités pour la plupart ont regagné leurs chambres, dernier sursit avant le levé du soleil.
Notre madone, elle, était dans les bras de ce qu'elle avait appelé mon premier coup de l'année. Un beau brun ténébreux sacrement bien foutu et surtout très prévenant malgré ses manières machos comme quoi les apparences sont très souvent trompeuse...
# Posté le jeudi 17 janvier 2008 08:07
Modifié le lundi 25 février 2008 01:49

Divine Diana

Divine Diana
C'est l'histoire d'une fille pas comme les autres et ce n'est pas non plus Diana la princesse de galle. C'est une fille née à la fin des années 60 dans un quartier populaire d'Alger. Forte de caractère, endurante, elle fut deux fois championne nationale de Tai Koen Do. Elle quitta les bancs de l'école très tôt comme tant d'autres dans son cas.
Cette fille en réalité est un garçon qui savait au fond de lui-même qu'il était une fille ; il ne trouvait sa place nul-part et finit par se jeter corps et âme dans les tourments de la prostitution pour être tout simplement femme (je continuerais donc de parler de lui au féminin car c'est ce qu'il est vraiment, une femme).
Au bout d'un moment Diana se sentait encore une fois en prison, même si elle vivait en femme dans les nuits humides de l'autoroute de Dar El baïda. Elle finit par entamer une hormonothérapie sauvage sur les conseilles de ses camarades d'infortune qui étaient déjà elles bien avancées dans leurs traitement. Elle se procurait ses hormones vendus sous la manche au prix fort sans suivi médical ni psychologique. Surdosage sur surdosage elle se ruine la santé sans le savoir au début puis avec connaissance de cause avec toute la rage que peut avoir une femme pour parfaire sa féminité.
Sa famille ? Elle la tolérait pour la simple raison qu'elle ramenait de l'argent. Mais durent les années noires qui entrainèrent l'Algérie dans les abysses de la violence ; son frère qui avait rejoint le GIA était venu une nuit avec ses compagnons pour l'égorger ; Oui égorger sa propre s½ur. Heureusement pour elle, elle n'avait pas perdus ses reflexes de championne nationale d'arts martiaux. Pour fuir son frère elle était partie à paris. Ne supportant pas la vie parisienne elle revient au pays et s'installe à Oran, ville réputée pour ses m½urs dévergondées.
Elle disparait en suite dans la nature. La dernière fois qu'on l'a vu c'était en 2001( la photo date de cette époque). Aux dernières nouvelles elle est toujours à Alger, autoroute dar el baïda De l'amour le vrai elle n'en connait rien ; on dit qu'elle entretien un jeune garçon qu'elle a prit comme amant (une autre forme de prostitution).
Qu'est ce qui fait qu'une fille aussi douée que Diana puisse sembler de la sorte et se transformer en une créature de la nuit ; une chimère invisible pour beaucoup de gens ?
Qu'est ce qui fait qu'un être humain puisse être dépecé de son humanité pour un état qu'il ne contrôle pas ?
Est-ce la folie ?
Je demande au lecteur de se mettre ne serait-ce qu'une minute dans la situation de Diana. Etre une femme dans le corps d'un homme, être obliger de brimer sa nature et vivre contre elle...
Etre dans une prison la où il va, car sa prison est son corps...
Pourriez-vous le supporter ?!

J'en doute fort
# Posté le mardi 25 décembre 2007 17:19

La princesse et le miroir de vérité

La princesse et le miroir de vérité
Alors que la princesse se promenait comme à son habitude sur les rives du lac du bois enchanté ; elle remarqua un objet insolite à moitié enterré dans la boue et brillant tel l'étoile du noir dans une nuit sans lune.
Curieuse, elle s'approcha de l'objet pour le saisir. Elle le trempa aussitôt dans les eaux du lac pour le débarrasser de la terre qui le souillait.
Elle découvrit avec des yeux émerveillés un miroir d'une clarté exceptionnelle. Elle avait l'impression que si elle y mettait le doigt le miroir pourrait l'engloutir. Son écrin était fait d'argent ciselé de milles motifs, défiant le plus avéré des orfèvres. Entre brindilles feuillages et fleurs, les motifs s'enlisaient les uns dans les autres de telle façon qu'on jurerait que l'objet ne peut être que l'½uvre du divin. Le tout incrusté de diamants si purs qu'elle ne pouvait en détourner le regard.
Ce qui interpela le plus la princesse fut que le miroir d'apparence froid était bel et bien chaud comme s'il était vivant.

Toute excitée elle cacha sa découverte dans sa bourse et franchit la porte du bois enchanté avec toutes les précautions d'usage qui sont devenus pour elle des reflexes.

- qu'es-tu ?
- d'o viens-tu ?
Le soleil était bien haut dans le ciel et la journée s'annonçait printanière « encore une journée volée de notre cher printemps en plein hiver » se disait la princesse adossée sur le bord de sa fenêtre le miroir à la main.
Soudain, une voix retentit « qui suis-je princesse ? ». Cherchant sans succès du regard la provenance de la voix, la princesse apeurée courue se refugier dans le bois enchanté. Mais la voix retentit de plus belle « je suis le miroir entre les mains princesse ».
- un miroir qui parle ?
- oui princesse ! je suis le miroir de vérité ; vois et tu sauras !
En regardant dans le miroir elle reconnu son visage. Mais est-ce vraiment elle ?!
Les traits sont les mêmes mais le teint est plus clair ; les pommettes plus hautes, les cils plus épais et plus longs. Elle se touchait mais n'en croyait pas ses yeux ; la chevelure rousse et ondulée qui lui couvrait une partir du front et descendait en cascade jusqu'aux épaules la rendait plus femme que femme.
- vois-tu princesse ? dit le miroir ; et c'est ainsi que t u aurais du être !
L'onde transparente qui lui brouillait le regard finit par s'effondrer sur son visage. Etaient-ce des larmes de joie, d'amertume ou de révolte ?! C'était un mélange de tout cela.

Devant le lac elle appelait la fée :
- ma douce, ma tendre fée, es – tu la ?
- la fée voyant sa protégée femmes, belle et rayonnante lui dit en se détournant d'elle :
- pourquoi princesse te fais-tu plus de mal que tu en subis déjà ; ru es belle serte mais cette beauté est éphémère, plus encore, c'est une illusion ; le sorcier destin ne te laissera jamais franchir les frontières du bois enchanté ainsi faite.
Sachant que sa fée disait vrai, la princesse se cacha derrière un arbre pour se contempler une dernière fois dans son miroir ; puis lui demanda les larmes aux yeux de lui rendre son apparence d'homme.

Elle rentra au château trainant les pieds, le c½ur lourd et un gout insoutenable d'amertume qui lui envahissait la gorge.
Elle s'endormit triste mais aussi soulagée de savoir qu'a l'intérieur d'elle, elle est belle, plus belle encore que toute les femmes du royaume réunies.

Elle apprit par la suite que ce miroir fut jadis un être humain frappé lui aussi par la malédiction du sorcier destin ; puis banni par son père ne supportant pas de voir son fils se comportant en fille et après grandes souffrances ; cette créature finit par arriver à Focombe, la cité perchée tel un nid d'aigle au pays des elfes.
Ces derniers lui offrirent la lumière de l'étoile d'Emeldir qui la transforma en un miroir de vérité...

De l'existence de ce miroir, la princesse n'en souffla pas un mot. Elle le gardera dans son c½ur car plus qu'un miroir, elle vient de gagner un mai qui à vécu les mêmes souffrances qu'elle...

Voila donc les dernières nouvelles de la princesse...

Je vous souhaite bonne lecture et bon voyage dans le monde de l'imaginaire qui est plus proche de la réalité que la réalité même...
# Posté le lundi 24 décembre 2007 11:17

bonnes fetes

bonnes fetes
Joyeux Noel à tous les LGBT chrétiens de par le monde
# Posté le jeudi 20 décembre 2007 03:20
Modifié le jeudi 20 décembre 2007 04:29

Hannibal le cannibale ou l'homophobie de l'occident derrière la vitrine polie de la tolérance

Hannibal le cannibale ou l’homophobie de l’occident derrière la vitrine polie de la tolérance
Nous sommes à la fin des années 80 début des années 90. Hannibal est en prison condamné à perpétuité pour ses crimes. Jack Crawford, un gros bonnet du FBI envoie la stagiaire Clarice sterling pour appâter le psychopathe et le pousser à les aider à résoudre l'affaire Buffalo bill.
Dès le début l'auteur souligne la sauvagerie d'Hannibal par la scène où le docteur Chilton montre une photo de la pauvre infirmière à qui Hannibal dévora la langue froidement lors d'un examen à l'infirmerie.
Une fois devant lui, Clarice découvre un être sensible, artiste de surcroît. Ayant l'impolitesse en horreur, il tue par les paroles Mix son voisin de cellule qui avait sali Clarice par son sperme la veille en le lui projetant à la figure.
Ensuite vient le dossier Buffalo bill où l'auteur décrit un tueur en série débutant mais qui se perfectionne. Cet homme est comme par hasard un homosexuel dont l'amant et première victime était un patient du Dr Hannibal lecteur le célèbre psychiatre.
Il décrit Benjamin Raspel (la victime et l'amant) comme une fleur de la maniaco-dépression.
Puis nous découvrons par la suite que Buffalo bill n'est autre qu'un névrosé qui se prend pour un transsexuel et devant le refus des médecins de lui faire subir une réassignation de sexe, il devient tueur en série. Il tue des femmes pour ensuite confectionner avec leurs peaux une tenue de femme en guise de nouvelle peau.
L'auteur va plus loin et colle tous les clichés transsexuels au personnage, en partant du fait de singer la femme et en finissant par le caniche blanc que le psychopathe adore plus que tout.
Ce malade fini par se faire descendre par Clarice en fin de film.
Ce que retient le téléspectateur ici c'est que les homosexuels aussi bien que les transsexuels sont des personnes marginales finissants toujours mal, assassins ou assassinées ; même si Buffalo bill n'était pas un vrai cas de transsexualisme. Mais quelle importance, pour le spectateur, il en était un.
Durant tout le film Hannibal est montré comme une personne courtoise aimable et très polie quand il ne tue pas ses gardiens avant de prendre la fuite...

Dans le silence des agneaux II la seule victime qui avait survécue à Hannibal le richissime milliardaire Masson Verger. Ce monsieur fût condamné par le juge à suivre une thérapie chez le Dr Lecter. Pourquoi me dira-t-on ?! Pour actes pédophiles. Il s'était laissé séduire par notre Hannibal et finit par l'inviter un soir dans son pied à terre. Dans sa tenue de soirée la plus aguichante, entre autre un pantalon moulant en cuir noir. Il commença à lui montrer ses bibelots, ses gadgets « l'auteur voulait souligner le coté sadomasochiste du personnage » sans parler des accolades et attouchements ; caméra braquée sur le jock que portait Masson.
C'est là que Lecter lui propose du popers, un hallucinogène très puissant. Puis il lui demande : Masson fais moi voir comment tu souris pour gagner la confiance d'un enfant ?
Ensuite il lui offre un éclat de miroir et lui demande de s'arracher des lambeaux de son visage pour les donner en pâture aux chiens.
Complètement défiguré et paralysé, il confit à Clarice des années plus tard je cite : je rends grâce à Dieu de ce qui est arrivé ; ce fût comme une rédemption.
Avant cela il avait raconté (toujours a Clarice) comment il abusait des enfants pauvres, orphelins, les laissés pour compte, filles et garçons à un âge ou on est prêt à tout pour un bon repas et un lit chaud ; dans ce camp chrétien que son père avait fondé.
Ce que nous remarquons dans ce personnage, c'est l'amalgame que fait l'auteur entre la pédophilie et l'homosexualité.
Le personnage est dévoré par les sangliers qu'il avait fait dresser pour punir Hannibal de ce qu'il lui avait fait. Encore une fois les homosexuels sont pervers marginaux et criminels et associés à la pédophilie d'où la survie de Masson mais mutilé et alité et finir par mourir de façon atroce.
Quand à notre Hannibal toujours poli et courtois, il préfère se couper la main au lieu de celle de Clarice qui venait de les attacher avec des menottes.
Cette Clarice qui est la droiture même...

Quand au silence des agneaux (dragon rouge), Hannibal tue un mauvais musicien et l'offre en diner au symphonique club de Broadway ; avant de se faire arrêter par le FBI.
Francis, notre tueur en série en titre du chapitre est un jeune bègue, avec un petit bec de lièvre, mais très bien bâtit. Il fut élève pas sa grand-mère qui lui fit détester la gente féminine par ces maltraitances acharnées et répétées.
Ayant comme idole la peinture « Dragon rouge » qui représente un homme dragon, il tue des femmes mariées ainsi que toutes leurs familles en commençant par l'animal de compagnie.
Jusque là il n'y a pas trace de quelconque homosexualité. Le FBI voulant le faire sortir de sa tanière demande à un journaliste d'écrire un article sur lui où il dit de lui que c'est un être repoussant impuissant avec les gens du sexe opposé et abuse sexuellement de ses victimes masculines et pour finir il était le produit d'une liaison incestueuse.
Pour ce mensonge le journaliste et collé par notre ami à un fauteuil roulant la langue arrachée et lancé dans la rue en torche humaine.
Encore une fois l'auteur souligne que même détraqué, se faire traiter de pédé est l'insulte suprême et le châtiment n'en est que plus terrible à l'image de l'insulte même.

Hannibal Lecter « l'origine du mal » ; nous montre un garçon heureux au début, dans une famille de la vieille noblesse balte en Lituanie. La vie du futur psychopathe bascule durant la déroute de l'armée allemande : des schutzmannschaften assassinent sa jeune s½ur et dévorent son corps. Un prédateur hors-norme est né.
Orphelin, Hannibal échoue dans le château familial, reconverti en orphelinat soviétique après la guerre. Il s'enfuit à Marseille en France chez sa tante par alliance, Dame Murasaki, c'est là qu'il commet son premier crime et tue un pécheur pour défendre l'honneur de sa tante à laquelle il en offre la tête comme c'était la coutume chez les samouraïs.
Ensuite à paris il traque les assassins de sa s½ur l'un après l'autre pour les tuer et dévorer par la même occasion. Le monstre naissant, d'après l'auteur, est avant tout une victime qui ne fait que se faire justice...puis après quand nous revenons en arrière nous allons découvrir un Hannibal cannibale mais un cannibale qui rend service à la société à sa manière en éliminant tous les marginaux, les bons a rien ; tel que le musicien préparé en diner pour ses invités.
Et les personnes LGBT sont aux premières loges et cela si elles ne sont pas des acteurs actifs dans l'histoire.
La principale chose que retient un téléspectateur moyens en regardant ces ½uvres, c'est que les personnes LGBT sont des marginales déréglées, vicieuses mais surtout méritants le sort que leur réserve l'auteur.
Quand nous suivons la série dans la chronologie, autrement dit de 1986, année de sortie du premier film à 2006 année de sortie du dernier, soit 20 ans, les idées arrêtées sur les LGBT sont restées les mêmes. Toujours aussi fausses, toujours aussi culpabilisantes, marginalisantes, condamnantes ; mais surtout toujours aussi inquisitives et punitives et à souhait...
# Posté le vendredi 14 décembre 2007 10:10
Modifié le samedi 15 décembre 2007 12:34